Le palmarès

le Grand Prix

Belle de nuit - Grisélidis Réal, autoportraits.

Réalisation : Matie-Ève De Grave



Ce film est bouleversant d'authenticité. Il nous fait découvrir une artiste sans compromis. Une femme dont la fureur de vivre a emprunté sa vie, et qui traverse l'écran. Une réalisation discrète, sensible et poétiques sur la nécessité de l'art comme arme de survie, essentielle. Un film coup de cœur et coup de poing. Assurément un des beaux films que j'ai vu depuis longtemps.

le Prix du Jury

Dans les pas de Trisha Brown

Réal: Marie-Hélène Rebois



Un film sur la transmission filiale, entre femmes séparées par des générations et des cultures, sur l'oeuvre visionnaire d'une grande chorégraphe de danse contemporaine, Trisha Brown. Une réalisation sobre et dénuée d'effet, qui laisse la place à son sujet : la mémoire des corps comme témoin. On y découvre le temps et ses ponts, avec une mise en abîme d'images d'archives, insuffisantes pour que puisse survivre l'oeuvre phare Glacial Decoy.

Prix du meilleur essai

Koudelka, Shooting Holy Land.Réal: Gilad Baram




Un premier film. Gilad Baram, assistant du tchèque Josef Koudelka a fait le pari de montrer le photographe sur ses propres traces lors d'un retour en terre sainte quelques décennies plus tard. Baram réussi à cadrer son sujet avec une caméra qui rappelle la rigueur, la recherche et la conscience de Koudelka. Une proposition dont l'effort de synchonicité fait écho avec le travail   sur place du célèbre photographe.  

Prix du meilleur portrait

Pavlensky - Man and Might

Réal: Irene Langemann



Un portrait saisissant d'un artiste hors norme. On découvre Petr Pavlensky pour qui l'engagement social et militant  est indissociable de sa vie et de l'art. En repoussant les limites de l'art politique jusque dans son corps, Pavlensky incarne une puissante dénonciation du régime politique russe. La réalisation est chirurgicale, juste et directe, comme son sujet. Un film qui trace le portrait d'un homme à la fois par ses contours et de l''intérieur. La réalisatrice nous donne accès à un artiste sans retour. 

le Prix Spécial

WIM

Réal: Lut Vandekeybus



La réalisatrice a fait le portrait de son frère, le chorégraphe vedette Wim Vandekeybus. La force du film est dans la confusion des frontières entre la vie du créateur et sa vie quotidienne. Un travail de montage colossal où disparaissent les codes de narration; où l'on se demande si le film est un documentaire, une biographie ou un vidéo corporatif d'autopromotion. Entre amour et haine, on y mêle habilement, -c'est la force de cet objet -, et de manière troublante la fiction et la réalité, en nous révélant un personnage à la fois étonnant, détestable, aimant, ounarcissique. Au spectateur de décider.