Louis Bouvier et les trophées du 36e FIFA

Les lauréats de la soirée de clôture du samedi 17 mars auront l’honneur de recevoir, en guise de trophée, une sculpture de l’artiste montréalais Louis Bouvier, assemblage d’une colonne gréco-romaine et d’un bibelot de la tête du David. 
 

Plomb, plastique et bois
 
Ces sculptures sont le résultat d’une association de la tête du célèbre David de Michel-Ange et d’une colonne gréco-romaine, deux éléments symboliques de l’art antique et de l’héritage de la statuaire grecque. L’originalité de ces statues vient cependant du processus de création des sculptures et de leurs couleurs. Créés à partir d’un même moulage, les trophées sont pour autant loin d’être identiques, car la répétition ne signifie pas pour autant la reproduction. À l’image des films récompensés, les cinq David défendent un but commun, l’art et la culture, avec leurs aspérités, leurs défauts, qui font également leur singularité et leur originalité. Les couleurs des David rappellent les tableaux de l’artiste pop-art Andy Warhol, ajoutant une couche de lecture supplémentaire au travail de Louis Bouvier ; la culture populaire rencontre ici les plus grands symboles de l’histoire de l’art, pour un décloisonnement des disciplines et des regards.
Ces trophées sont le miroir du vent de renouveau qui souffle sur le Festival International du Film sur l’Art. Entre art de la Renaissance et pop-art, entre héritage et innovation, le Festival International du Film sur l’Art devient le bâtisseur de ce pont entre hier et demain et incarne l’image d’une revendication par l’art, d’un combat pour la nouveauté. Néo-classicisme et kitsch se mélangent pour ne former qu’un seul tout, une forme hybride au service de la défense de l’art.
 

 Biographie 

Louis Bouvier est un artiste montréalais de 37 ans. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université de Montréal. Diplômé en 2015, Louis Bouvier poursuit depuis ses recherches artistiques à travers les multiples expositions auxquelles il participe. Son langage visuel se déploie à travers l’assemblage d’éléments et de références appartenant autant au champ de l’histoire de l’art qu’à la culture populaire, donnant ainsi naissance à des installations où les repères du spectateur sont bousculés pour créer des œuvres composites, où les échelles spatiales et temporelles s’étirent et s’entremêlent. 
 

Drapé spéculaire, œuvre de l’exposition
« Toujours en quête de la compréhension totale et absolue » présentée au centre CLARK.
Banc du métro de Montréal, plâtre, FGR95, bronze et stainless steel, dimension variable.

 

Site internet de l'artiste